Un Jow efficace repose sur trois piliers : des herbes de qualité, une recette réfléchie et adaptée aux besoins de la personne, et une préparation soignée, avec un bon solvant et un long vieillissement. Si l'un de ces éléments fait défaut, la lotion risque de n'être qu'un liquide coûteux.
Comment préparait-on les Jows autrefois?
Traditionnellement, les herbes, écorces, racines, insectes et parties animales infusaient dans du vinaigre blanc, puis la bouteille était enterrée de deux à cinq ans avant la filtration à travers un linge de mousseline. La science moderne a toutefois montré que le vinaigre blanc appliqué longtemps sur la peau peut être nocif. Les méthodes actuelles privilégient donc un autre solvant, que ce soit pour un Iron Jow (entraînement de solidité) ou pour un Dit Da Jow (récupération).
Quel alcool utiliser comme solvant?
La vodka est le choix le plus répandu dans le monde. Le gin distillé (pas le « dry gin »), le rhum et d'autres alcools peuvent aussi convenir, pourvu que leur teneur se situe entre 40 % et 55 %.
- Sous 40 % : l'extraction des composés est insuffisante.
- Au-dessus de 55 % : certaines herbes « brûlent » et perdent de leur efficacité.
Les herbes se mettent dans un pot en verre (jamais de plastique), puis on couvre d'alcool. C'est le trempage « à froid ». Philippe Lafortune-Leroux utilise pour ses propres Jows des méthodes plus avancées, qui extraient un maximum de bienfaits en moins de temps.
Combien de temps un Jow doit-il vieillir?
Comme pour un thé, plus le contact avec l'alcool dure, plus la lotion se concentre. Le minimum recommandé est de 100 jours avant l'usage, et la macération peut se prolonger jusqu'à un an. Des recherches indiquent qu'aux environs de 18 mois, l'extraction des propriétés des herbes par l'alcool atteint son sommet. Une fois les 100 jours écoulés, on peut verser une petite quantité dans une bouteille d'entraînement et laisser le reste continuer à macérer.
Comment reconnaître un Jow inefficace?
Dès les premiers jours, le liquide devrait foncer, du rouge rubis au brun très opaque selon la recette. L'opacité est presque un gage de qualité, surtout pour les lotions de solidité, et le mélange doit être homogène à l'usage. L'auteur raconte avoir déjà acheté une « lotion de bras de fer » dont un sédiment rosé reposait au fond d'un liquide translucide : après un brassage, elle ne restait uniforme qu'une minute avant de se séparer de nouveau. Pour lui, c'est le signe d'un produit de mauvaise qualité, dont seul le solvant pénètre la peau. Sur plus d'une vingtaine de lotions testées, il a constaté la même chose, et il en retient de ne pas se laisser berner à son tour. Pour les lotions vendues à l'école, ou toute question sur les Jows, n'hésite pas à lui en parler.
Pour comprendre à quoi servent les deux grands types de lotions, retourne à Dit Da Jow ou Iron Palm Jow.
Ceci n'est pas un avis médical. Un Jow est réservé à l'usage externe, ne se boit pas et se range hors de portée des enfants. Fais toujours un essai sur une petite zone et évite d'appliquer sur une peau blessée. Consulte un professionnel de la santé au besoin.
En bref
- Trois critères : herbes de qualité, recette adaptée et préparation soignée.
- Solvant entre 40 % et 55 % d'alcool, dans un contenant en verre.
- Vieillissement minimal de 100 jours, jusqu'à 12 à 18 mois.
- Une lotion qui garde sa couleur claire ou qui se sépare vite est suspecte.
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